Lundi 2 juillet 2007
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Écrire à en perdre haleine et à me vider le cœur, écrire comme une évidence ou comme un sacerdoce, écrire la musique du silence ou le paysage de l'invisible, écrire qui je suis et où je vais...écrire des mots sensés pour comprendre l'insensé et le transmettre à d'autres. Écrire, voilà ce que je veux faire et c'est ça qui rythmera ma vie désormais. Écrire au jour le jour quelques pensées fugitives ou écrire lorsque le besoin s'en fait sentir, un récit plus "adulte" retraçant mon existence au travers d'expériences vécues, telle est la voie que je destine à ce journal de bord virtuel.
En route pour Never land.
Par Homer Pumpkin
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Mardi 3 juillet 2007
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13:08
Le Japon m'appelle et m'attire, le dragon dans mon cœur aimerait retrouver sa patrie et son Fuji San. Cette culture en perpétuelle quête de perfection m'a toujours séduit et même si cette quête est parfois effrénée, elle s'accomplit toujours dans la sérénité. L'esprit japonais coule comme un ruisseau et apaiser toute tension puis peut soudain se mettre à bouillir comme l'eau du thé et à brûler comme une rasade de saké; car un démon enjôleur et assoiffé de sang se cache souvent au fond de l'eau. Pagodes et buildings, mangas et estampes, samouraïs et hommes d'affaires...tout avance à toute allure et pourtant le rythme chaloupé des traditions parait bien se moquer des affres de la modernité, tout n'est que respect (soumission diraient certains) chez ce peuple fascinant. Un jour, j'espère voir le soleil se lever au pays où on dit qu'est sa tanière. Le monde est un dragon dont l'œil serait le soleil.
Par Homer Pumpkin
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Mercredi 4 juillet 2007
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22:05
J’écoute en boucle cette chanson des Smashing Pumpkins et je ne peux pas me lasser de cette mélancolie pourtant si douloureuse et de ses mots si forts qui me rappellent pourtant des souvenirs que je voudrais à jamais effacer de ma mémoire. "Pour la première fois, le paradis a paru insensé" oui, quand il nous a enlevé ceux qu'on aime et nous a privé de la lumière qu'ils dégageaient. "Où est ton cœur? Où est-il parti?" il nous a quittés mais il battra toujours dans nos souvenirs, quelque part. "Sépare-moi, sépare-moi de toi" comme si l'âme restait près de nous pour ne pas nous oublier et que nous ne l'oubliions pas. Mais au bout du compte, seule reste l'absence.
"You laugh the light; I cry the wound
in grey afternoons"
Par Homer Pumpkin
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Jeudi 5 juillet 2007
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13:56
L’appareil photo est une des plus belles inventions de l'humanité. Ce n'est pourtant qu'une réplique mécanique de l'œil humain, rien de plus. Mais il permet, contrairement à notre œil, d'exprimer une idée artistique et de la fixer instantanément. Saisir la beauté de l'instant et rendre hommage au sujet, telles sont ses vocations premières. On côtoie l'éternité l'espace d'une seconde avant de retomber dans la réalité, mouvante. Il sait révéler la beauté à elle-même et la faire resplendir en pleine lumière, il sait créer des histoires sans paroles dans lesquelles chacun met ses propres mots. Le regard qu'il porte peut être dur voire impitoyable en nous mettant face aux côtés les plus sombres de notre, il est un témoin muet qui ne juge jamais ce qu'il a vu. Il est l'art à la portée de tous, un pinceau ou une plume que tout le monde peut maîtriser.
Par Homer Pumpkin
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Vendredi 6 juillet 2007
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22:51
Loin du tumulte des villes embrumées, il existe encore des havres où il fait bon vivre et où la nature est en perpétuelle métamorphose. Les saisons déréglées par nos désirs pressants d'avoir le contrôle absolu, s'écoulent pourtant à leur rythme et tentent de s'adapter à ces bouleversements comme elles l'ont toujours fait. Le vent bruisse dans les champs et fait frémir les feuilles des arbres, le soleil brille et réveille la vie endormie chaque matin, les oiseaux rivalisent dans leurs vocalises et s'ébattent dès que la lumière décline; le cycle de la nature se poursuit malgré le chaos qui guette et les catastrophes annoncées. Finira-t-elle par succomber sous les coups cinglants des désastres écologiques et des vagues d'extinction des espèces qui adoptent une allure démentielle, une démence que rien ne semble pouvoir stopper. Il se peut que la prochaine espèce amenée à s'éteindre soit la nôtre car nous ne sommes pas des dieux, nous sommes de simples créatures douées de raison et qui bien trop souvent déraisonnent.
Par Homer Pumpkin
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