Partager l'article ! Mea Culpa: J’ai encore dépassé les bornes. J’ai exigé des réponses impossibles à obtenir en lanç ...
J’ai encore dépassé les bornes. J’ai exigé des réponses impossibles à obtenir en lançant un ultimatum sans m'en rendre compte, j'ai écorné un peu plus l'image qu'elle avait de moi en ressassant les mêmes interrogations auxquelles elle ne pourra jamais répondre.
Je veux toujours plus que ce qu'on peut me donner en désirant m'attribuer une place plus grande ou à part dans le cœur de ceux que j'aime qui doivent m'aimer autant que moi je les aime; et quand j'aime, c'est sans demi-mesure. Je leur en veux de ne pas m'appeler, de ne pas me parler même si ce n’est pas 2 ou 3 jours et de ne pas être toujours disponibles. Je suis incapable de respecter leur rythme ou de laisser respirer, j'ai besoin d'eux comme d'une drogue que je veux m'accaparer pour mon seul plaisir. Comme un gosse pourri gâté de 3 ans qui ne veut pas prêter ses jouets, qui hurle quand on ne lui apporte pas sur le champ ce qu'il demande et qui croit que le monde gravite autour de lui; je n'accepte pas que les autres aient une vie en dehors de ma petite personne. Je suis envieux de votre liberté qui vous parait si naturelle et j'essaye de vous en voler un morceau quand vous vous approchez de moi. J’ai des désirs et des ambitions démesurées parce que je considère que la vie a une dette envers moi et que je veux qu'elle la paye. Je suis un enfant-roi, maudit par la nature et qui le fait payer à ses sujets. Je n'ai de sujets que dans mon imagination car on ne peut pas soumettre ou retenir quelqu'un contre son gré et sans susciter la haine. Être haï de quelqu'un seulement pour avoir voulu qu'il vous aime, c'est totalement contre-nature. Comment être aimé en ayant une âme de tyran et pas la force de résister à mes penchants paranoïaques ? Je voudrais prendre les choses comme elles viennent sans tirer de plans sur la comète et sans tenter d'influer sur leur cours mais j'ai toujours la tentation de tout précipiter, empressement conduisant en général à ma chute. On n'influence pas son destin ou les gens en agissant selon un plan prévu à l'avance, on agit sans calcul sans se demander chaque jour où on sera demain. Je n'ai de contrôle sur rien et je me donne l'illusion d'avoir au moins le contrôle de ma vie. Ma vie m'échappe et je sens que je pourrais de moins en moins la retenir. J’ai une sensation d'urgence permanente, je ne me laisse pas le temps de réfléchir à la portée de mes actes et de relâcher la pression. J’ai tellement peur de manquer de temps qu'au lieu de le laisser s'écouler voire de le ralentir, je le mets en avance rapide sans songer à faire une pause de temps en temps. Je n'ai presque que la parole pour agir sur le monde et elle ne fait qu'exhiber mes blessures les plus intimes et mes contradictions au tout venant. Mon esprit est à vif, impudique par sa nudité. Je crois m'attacher les faveurs des autres et m'assurer de leurs sentiments en leur livrant mes fragilités en pâture. Je leur expose des doutes qu'ils ne peuvent pas dissiper et je leur pose des questions dont ils n'ont pas les réponses, ce n'est pas comme ça qu'on se fait aimer non plus. Je ne dois rien attendre, juste accepter les offrandes qu'on veut bien me donner et savoir dire "merci".
Les femmes sont dans un premier temps des cibles avant de devenir éventuellement des amies, des proies pour un cœur en manque. Je me déteste dans ces moments là, je montre patte blanche alors que mes intentions sont loin d'être si innocentes. J’entre dans un jeu de séduction sans en avoir l'air alors que "draguer" et mentir sont des comportements qui m'insupportent chez les autres. Je joue les amis jusqu'à ce que je révèle mes intentions et je suis toujours perdant en ayant cru berner mon interlocutrice. c'est seulement une fois que mes espoirs se sont envolés que je parviens enfin à me comporter comme un ami sincère et digne de confiance même si l'espoir d'aller plus loin met du temps à se dissiper. Quand je vais vers une fille c'est d'abord qu'elle m'attire physiquement et que j'espère vivre une histoire d'amour avec elle. Je n'arrive pas à sortir cette idée de ma tête et à ne pas tenter de séduire toutes celles qui passent. Je me permets des initiatives que ni mon physique ni mon caractère ne peuvent faire aboutir. J’aimerai aller vers elles pour ce qu'elles sont et non pour ce qu'elles peuvent m'apporter et savoir garder pour moi mes intentions.
Je crois qu'une meilleure gestion mes désirs et mes émotions en usant de mes mots à bon escient et non plus à tort et à travers m'ôtera bien plus de soucis qu'elle ne m'en apportera. À force de m'être tu pendant mon adolescence, je ne sais plus maintenant quand je dois me taire.
Faute avouée à moitié pardonnée...pardonnez-moi.
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je n'ai qu'une citation à mettre pour toi:
John Lennon dit dans sa chanson intitulée Love:
Love is real, real is love,
Love is feeling, feeling love,
Love is wanting to be loved.
Love is touch, touch is love,
Love is reaching, reaching love,
Love is asking to be loved.
Love is you,
You and me,
Love is knowing,
We can be.
Love is free, free is love,
Love is living, living love,
Love is needing to be loved.