L’appareil photo est une des plus belles inventions de l'humanité. Ce n'est pourtant qu'une réplique mécanique de l'œil humain, rien de plus. Mais il permet, contrairement à notre œil, d'exprimer une idée artistique et de la fixer instantanément. Saisir la beauté de l'instant et rendre hommage au sujet, telles sont ses vocations premières. On côtoie l'éternité l'espace d'une seconde avant de retomber dans la réalité, mouvante. Il sait révéler la beauté à elle-même et la faire resplendir en pleine lumière, il sait créer des histoires sans paroles dans lesquelles chacun met ses propres mots. Le regard qu'il porte peut être dur voire impitoyable en nous mettant face aux côtés les plus sombres de notre, il est un témoin muet qui ne juge jamais ce qu'il a vu. Il est l'art à la portée de tous, un pinceau ou une plume que tout le monde peut maîtriser.
Par Homer Pumpkin
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J’écoute en boucle cette chanson des Smashing Pumpkins et je ne peux pas me lasser de cette mélancolie pourtant si douloureuse et de ses mots si forts qui me rappellent pourtant des souvenirs que je voudrais à jamais effacer de ma mémoire. "Pour la première fois, le paradis a paru insensé" oui, quand il nous a enlevé ceux qu'on aime et nous a privé de la lumière qu'ils dégageaient. "Où est ton cœur? Où est-il parti?" il nous a quittés mais il battra toujours dans nos souvenirs, quelque part. "Sépare-moi, sépare-moi de toi" comme si l'âme restait près de nous pour ne pas nous oublier et que nous ne l'oubliions pas. Mais au bout du compte, seule reste l'absence.
"You laugh the light; I cry the wound
in grey afternoons"
Par Homer Pumpkin
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Le Japon m'appelle et m'attire, le dragon dans mon cœur aimerait retrouver sa patrie et son Fuji San. Cette culture en perpétuelle quête de perfection m'a toujours séduit et même si cette quête est parfois effrénée, elle s'accomplit toujours dans la sérénité. L'esprit japonais coule comme un ruisseau et apaiser toute tension puis peut soudain se mettre à bouillir comme l'eau du thé et à brûler comme une rasade de saké; car un démon enjôleur et assoiffé de sang se cache souvent au fond de l'eau. Pagodes et buildings, mangas et estampes, samouraïs et hommes d'affaires...tout avance à toute allure et pourtant le rythme chaloupé des traditions parait bien se moquer des affres de la modernité, tout n'est que respect (soumission diraient certains) chez ce peuple fascinant. Un jour, j'espère voir le soleil se lever au pays où on dit qu'est sa tanière. Le monde est un dragon dont l'œil serait le soleil.
Par Homer Pumpkin
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Écrire à en perdre haleine et à me vider le cœur, écrire comme une évidence ou comme un sacerdoce, écrire la musique du silence ou le paysage de l'invisible, écrire qui je suis et où je vais...écrire des mots sensés pour comprendre l'insensé et le transmettre à d'autres. Écrire, voilà ce que je veux faire et c'est ça qui rythmera ma vie désormais. Écrire au jour le jour quelques pensées fugitives ou écrire lorsque le besoin s'en fait sentir, un récit plus "adulte" retraçant mon existence au travers d'expériences vécues, telle est la voie que je destine à ce journal de bord virtuel.
En route pour Never land.
Par Homer Pumpkin
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Accroché à leurs semelles de vent, je sens leur corps se déliter sous mes doigts comme le sable s'écoulant d'un sablier et ce ne sera bientôt que du vide que je tiendrais au creux de mes mains. Elles m'échappent toujours en passant à travers moi comme un vent de sable chaud et doux mais qui laisse la gorge sèche et les yeux pleins de larmes, j'essaye d'étreindre cette forme fantasmatique alors que ce n'est que le néant qui se trouve lové dans mes bras et qu'à trop aimer le vent, je m'érode et finirai par m'effondrer. Ces ballerines virevoltant autour de moi semblent ne pas me voir et continuent leur danse envoûtante comme si elles cherchaient à captiver un regard qui ne serait pas le mien. Elles tourbillonnent, gonflent leurs voiles, frôlent mes lèvres avant de disparaître puis entament une pantomime et répètent cette chorégraphie à l'infini comme des automates que le temps ne pourrait altérer. Elles ont cet éclat de vie qui scintille dans leurs yeux qui choisissent de ne pas m'apercevoir et chuchotent des vers sibyllins à mon oreille lorsqu'elles passent près de moi dans un dialecte chantant mais inconnu qu'elles ne daignent pas traduire. Une délicate senteur de sable fin flotte dans l'air et parait se diffuser dans leur sillage comme une bourrasque chargée des effluves venus de la lointaine Samarkand ou d'un bivouac de touaregs au cœur du Sahara. Je me suis épuisé à courir après de belles chimères ou de cruels mirages, à remettre debout des châteaux de sable qui s'étiolaient au fur et à mesure; je me suis écorché les doigts et le cœur pour déterrer les vestiges d'amours qui n'existaient que dans mon imagination. Salomé finit toujours par surgir pour achever mon espoir agonisant puis offrir ses restes sur un plateau d'argent aux yeux de tous. Pauvre Jean-Baptiste que je suis, criant dans le désert et s'éveillant seul de ce rêve. Un songe qui semblait être léger comme une fumée de narghilé et qui s'est terminé en cauchemar aux relents capiteux d'opium.
Mes illuminations ne s'avéraient être apparemment qu'un prélude à une saison en enfer, un enfer de vent et de sable. Une rose des sables existe pourtant, j'espère la trouver au hasard de mes pérégrinations ou qu'elle deviendra rose de vents un instant pour m'indiquer le chemin qui conduit à elle.
Par Homer Pumpkin
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Publié dans : Later, Alice...
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