La nuit bouge, bruisse, respire et son manteau d’ombre étoilée nous enveloppe dans son giron protecteur et inquiétant. La lumière comme engloutie par une obscure bouche se laisse emporter dans la gorge de la nuit mais ne décide pas facilement de s’éteindre, elle résiste et même une fois vaincue, elle subsiste sous forme d’éclats de lune ou de poussières d’étoiles. Le silence se fait enfin dès lors que la nature entre en sommeil et que la journée laisse sa place à la nuit pourtant une explosion sonore et colorée se prépare au cœur de nos cités où la vie doit de jour comme de nuit, ne pas s’arrêter. Si le jour semble dévolu au travail, la nuit est toute entière consacrée à la fête. Les lumières artificielles et les rythmes entraînants sont propices au rapprochement des corps et au réchauffement des âmes. Il fait nuit au dehors alors qu’un feu intense brûle et consume nos corps alanguis de l’intérieur comme une fièvre que rien ne peut endiguer.
« Nuit de la pleine lune au sommet de la dune, à caresser de loin, ton chien »
Par Homer Pumpkin
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« Connais-toi toi-même » et aime-toi toi-même devrait-on ajouter. S’apprivoiser, oser se faire mal en se regardant dans un miroir, se comprendre et être en accord avec nous-mêmes dans nos bons mais aussi dans nos mauvais penchants. S’aimer soi-même c’est surtout mieux aimer les autres en n’en voyant en eux que ce qu’ils sont, des humains, ni supérieurs ni inférieurs à nous. C’est d’avoir une vision tronquée des gens ou de présumer de ce qu’ils pensent à cause de la mésestime de soi qui nous fait croire qu’ils valent beaucoup plus que nous. L’estime de soi va de paire avec la confiance qui sommeille en chacun de nous, une confiance que l’on peut découvrir par soi-même ou grâce à l’aide d’autres car la confiance que l’on place en certains nous est restituée forcément et nous permet de mieux nous apprécier. Etre aimé des autres est la meilleure preuve que nous ne sommes pas les personnes insignifiantes, hideuses et stupides que nous pensions être. Failles et défauts ne sont pas détestables bien que critiquables puisque ce sont les garants de notre authenticité et que ceux qui nous aiment savent les tolérer. Je pense donc...je vis.
Par Homer Pumpkin
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Envieux de ce qu'ont les autres et pas moi, envieux du charisme et du succès de certains, envieux de la vie "normale" que je ne connaitrais peut-être jamais; je connais moi aussi ce qu'on appelle
jalousie. J’en suis la personnification, rêvant d'atteindre les cieux tout en étant rivé à un trône que je n'ai pas choisi. Je ne comprends pas ceux qui debout sur leurs deux jambes agissent à
tort et à travers et font du mal aux autres pourtant par instants j'aimerais leur ressembler et faire preuve d'autant d'indifférence qu'eux. Ils ont sans doute des raisons, des failles qu'ils
cachent pour agir ainsi mais je me rassure en me disant qu'ils sont "mauvais" depuis toujours ca j'ai parfois peur d'être déjà comme eux, cynique et désabusé. On envie ce qu'on ne connait pas en
ne voyant que les avantages de la situation sans penser à la souffrance qu'elle dissimule. La méchanceté nait de la souffrance, de l'intolérance des autres par rapport à cette souffrance. Je ne
l'aime pas parce qu'il y a des choses qui me déplaisent en lui mais surtout parce qu'il possède ce que je désire. Il est le mal en moi, un jumeau maléfique que j'adore détester. Mes mots peuvent
blesser aussi sûrement que son silence ou ses yeux qu'il détourne. J’aimerais être autre pour ne pas passer mon temps à vouloir des réponses et ne plus me poser de questions. Pourquoi?
Par Homer Pumpkin
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Un regard, un sourire, un silence en disent parfois plus long que les mots. C’est tout un art d'arriver à se comprendre sans avoir à se parler, c'est une question de confiance et de connaissance de l'autre mais surtout de soi-même. Il existe entre certaines personnes qu'ils soient amis, amants ou même qui viennent de se rencontrer un fil invisible qui se tisse et qui crée un lien indéfinissable, une synergie qui rend les mots presque caducs. Sentir vibrer au fond de soi l'âme d'un ou d'une autre simplement en le ou la regardant et voir son trouble ou sa souffrance rien qu'à l'expression de son visage, il y a quelque chose de l'ordre du magique et qui ne s'explique pas mais c'est là qu'est le mystère de l'esprit humain. il y aura certains soirs où il se peut que l'on ne comprenne pas tout ce que l'autre nous envoie et que chercher des réponses s'avère inutile car il faut savoir à l'occasion laisser parler nos regards sans vouloir forcément y trouver un sens.
Par Homer Pumpkin
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Loin du tumulte des villes embrumées, il existe encore des havres où il fait bon vivre et où la nature est en perpétuelle métamorphose. Les saisons déréglées par nos désirs pressants d'avoir le contrôle absolu, s'écoulent pourtant à leur rythme et tentent de s'adapter à ces bouleversements comme elles l'ont toujours fait. Le vent bruisse dans les champs et fait frémir les feuilles des arbres, le soleil brille et réveille la vie endormie chaque matin, les oiseaux rivalisent dans leurs vocalises et s'ébattent dès que la lumière décline; le cycle de la nature se poursuit malgré le chaos qui guette et les catastrophes annoncées. Finira-t-elle par succomber sous les coups cinglants des désastres écologiques et des vagues d'extinction des espèces qui adoptent une allure démentielle, une démence que rien ne semble pouvoir stopper. Il se peut que la prochaine espèce amenée à s'éteindre soit la nôtre car nous ne sommes pas des dieux, nous sommes de simples créatures douées de raison et qui bien trop souvent déraisonnent.
Par Homer Pumpkin
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